Le village de Rians-en-Provence

un village en forme de fer à cheval

Voici une vue aérienne du village : l’ancien donjon médiéval se dresse encore sur la partie sommitale. L’église a été reconstruite à la fin du XIXème siècle.
L’ancien bourg s’était agglutiné autour du donjon, puis a glissé vers la plaine, toujours serré, enchevêtré, pour laisser l’espace aux cultures. Si bien que la configuration du village actuel fait penser à un fer à cheval empli de maisons toutes collées les unes aux autres, et toujours dominé par une église aux dimensions impressionnantes, oeuvre méconnue de l’architecte qui conçut l’église des Réformés de Marseille.

L'église Notre-Dame de Nazareth

Voici la grande église de Rians, que certains prennent parfois pour une basilique ou une cathédrale à cause de ses dimensions. En tous cas, sa taille témoigne de l’importance du village à la fin du XIXème siècle.
Derrière le chevet, le clocher de l’ancienne église romane a été conservé, et ajoute une touche originale à l’édifice monumental. Côté façade, deux tours à clocheton encadrent une rosace de 5m de diamètre, tournée vers le village. La nuit, illuminée d’un halo fluo, elle ressemble à l’oeil du cyclope surveillant ses moutons.

Le grand orgue de Rians

Restons dans l’église, pour découvrir le Grand Orgue à tuyaux de Rians : Oeuvre de Pascal Leray. Il est à la démesure de son écrin, et répond par son timbre à l’éclat de la lumière qui pénètre par la grande rosace.
A l’heure des prouesses informatiques et de l’imagerie 3D, cet orgue est un ovni de technologie, le synchrétisme de toute la famille des orgues, dont il reproduit les voix. Cerise sur le clavier, son jeu est souvent accompagné de la Voix, réelle celle-ci, d’anne-Marie Leray Soprano.

extrait à écouter

Une villa romaine à Rians

Au début de notre ère, les Romains s’installent en Provence.  Les archéologues ont mis à jour les installations agricoles d’une « villa romaine » sur le domaine des Toulons près de Rians. Cette cave viticole romaine serait l’une des plus importantes du monde méditerranéen. Ainsi donc, il y a 2000 ans, la vigne couvrait déjà le territoire et le vin coulait à flot.
Bacchus aurait donc sur Saint-Laurent une petite antériorité comme saint-patron du village. La confrérie des viticulteurs et autres bouilleurs de crus, distilleurs d’aromates et archéologues au nez fin, reviendraient volontiers aux sources… romaines, pour élire leur mentor.

La piscine de Rians

La piscine, c’est un peu « Rians-Plage » en été : un lieu de rencontre convivial, où l’on peut venir nager bien sûr, mais aussi pique-niquer le dimanche, lire sur la pelouse, rencontrer ses voisins… tout ça en musique. On prend son abonnement pour la piscine, comme pour Var Matin, pour les longueurs et les cancans : deux canards pour le prix d’un, le tout pour mois de 2€.
Chacun y va à son heure, les enfants se réservant l’après-midi l’usage du plongeoir.
La piscine est une institution dans le village : elle a vu se succéder presque trois générations de nageurs éclabousseurs, au point que ses défenseurs (comme toutes les vieilles institutions, elle est menacée) ont entrepris l’été dernier d’en rédiger la biographie, dans un gros cahier d’été, rempli de dessins d’enfants et des souvenirs émus des plus grands…

La fête de la courge

La fête de la courge s’est taillée une renommée dans toute la région. Elle s’inscrit dans l’histoire agricole du village, qui exporte depuis longtemps ces cucurbitacés de toutes les couleurs. Hallowen est venu parasiter les festivités, mais la foire agricole a tenu bon devant le déferlement des effigies ensanglantées des faux trépassés.
Voici trente ans que l’on déambule, soupèse, déguste et festoie pendant deux jours chaque 2ème week-end d’octobre. Et mémoire de courge, il a toujours fait beau à cette date. Les gens du cru vous diront que l’évènement attire plus de 15000 personnes dans le village, une attraction digne des Vieilles Charues. Libre à chacun de séparer le pépin du bon grain, et de venir juger de visu.

La porte Saint-Honorat

Vestige des anciens remparts du village, la porte Saint-Honorat doit son nom au célèbre évêque qui, de sa niche, veille sur nos allées et venues. Pas besoin donc de caméras pour connaître les habitudes des Riansais…
Saint-Honorat fut le plus célèbre ermite de Provence, avant de devenir évêque d’Arles. Il y eut jusqu’à la Révolution un important pèlerinage des gens de Pertuis et Rians vers l’île de Saint-Honorat. Il en reste tout le long du chemin, le nom du saint, et une chanson qu’entonnaient les pèlerins pour se donner la cadence et le courage nécessaire à leur longue marche…
Aujourd’hui, ce sont les pères de famille qui passent par Rians chaque année, pèlerins de 2 jours, en route vers Notre-Dame de  Cotignac…

La place Saint-Laurent

La place Saint-Laurent doit son nom au célèbre martyre qui finit sur un grill, à l’époque toute de délicatesse, où s’écrivait la Légende Dorée.
C’est en son honneur que chaque été, au jour de sa fête, le saint fait danser sur la place tous les Riansais, au son des … disc jockey qui ont remplacé fifres et tambourins, calacades et galéjades (sic!).
Cette place fut longtemps le fleuron de la vie du village, le lieu emblématique du centre ancien, animé par les jeux d’enfants dans la fontaine, le brouhaha de la terrasse du restaurant, les quelques commerces ouverts sur le soleil, les soirées feutrées derrière les fenêtres entr’ouvertes…  Qui sait si ce bon vieux temps reviendra, il ne tient qu’à vous d’aller vous y installer, avec un carnet ou un livre à la main, et d’entammer la conversation…

Les Peintres dans la rue

A la fin du printemps, les artistes sont invités à peindre dans les rues du village. Nous vous invitons à venir arpenter ces mêmes rues toute l’année, carnet à la main…
A l’heure des « Urban Sketchers », Rians se prête à merveille aux déambulations des voyageurs curieux et attentifs, qui s’amuseront de petits détails et scènes cocasses, à croquer sur le vif, sous le ciel bleu de Provence.